DAITO-RYU AIKIJUJUTSU TAKUMAKAI FRANCE

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Le Daïto-ryu fût créé au Japon 11ème siècle avec pour but de stopper la violence le plus efficacement et le plus rapidement possible.

Il n'est enseigné ouvertement au public que depuis 1898 et bien qu'il soit l'art traditionnel le plus célèbre au monde, il reste très difficile d'y avoir accès.

Le Daïto-ryu est un art élégant car il est simple et efficace, mais son apprentissage est souvent long et difficile car il nous faut souvent réapprendre à utiliser nos corps efficacement et oublier toutes nos mauvaises habitudes.

Ceci dit, le Daïto-ryu n'est pas un art martial mais en fait une école des arts martiaux. Il n'y a donc pas de dogme ou d'illusions. Seule l'efficacité compte.

Ses principes de base sont la non-résistance et la non-confrontation.
Pourquoi? Tout d'abord parce qu'aussi fort, rapide ou agile que l'on puisse devenir, il y aura toujours, tôt ou tard, quelqu'un de plus fort, de plus rapide, de plus agile que soi. Dans ce contexte, la violence non réfléchie, le pugilat, les coups donnés à répétitions, etc... ne sont pas efficaces.

Le but des techniques et leur stratégie étant de pouvoir se défendre contre ceux qui sont plus forts, plus agiles et plus rapides que soit, les élèves étudient des séries d'exercices, appelés katas, qui sont destinés à leur apprendre les bases de la stratégie du combat ainsi que les bases de la manipulation et du contrôle du ou des adversaire(s) en toutes circonstances. Une des particularités du Daïto-ryu est la richesse de ses enseignements car il contient 2884 katas.

Les élèves commencent donc par apprendre comment utiliser la force et l'agressivité de l'agresseur pour leur propre compte afin de retourner son attaque contre lui tout en n'utilisant aucune force. Ils apprennent ensuite comment développer leurs sens et leur sensibilité pour créer et utiliser diverses lignes de tension chez leurs adversaires.

C'est à ce niveau que le pratiquant commence à comprendre comment devenir "l’œil du cyclone" pour laisser la violence qui l'entoure se résoudre quasiment d'elle-même vu qu'il n'y a alors que très peu d'actions directes de sa part.

A ce stade, les mouvements sont tellement subtils et efficaces qu'ils en deviennent imperceptibles à l'œil nu, quoi que leurs effets soit quant à eux particulièrement évident.
Ces enseignements ne peuvent donc être transmis que directement de maître à élève, car il faut ressentir ces mouvements pour pouvoir les remarquer et éventuellement les comprendre, les apprendre, afin de pouvoir éventuellement les appliquer en situation d'extrême violence.

Le but du Daïto-ryu étant de stopper la violence, ces mouvements et stratégies permettent au pratiquant d'adapter une attitude défensive ou offensive en fonction des circonstances, et ce afin d'assurer au mieux sa protection et celle des siens, à tout âge et indépendamment de sa condition physique.

Cependant, avant d'en arriver à contrôler un ou des agresseur(s) il faut que chaque mouvement soit efficace et il faut donc être capable de se contrôler soi-même.
De ce fait, les élèves qui ne peuvent apprendre à se contrôler ou ceux qui préfèrent le pugilat ou la violence voient soit leur caractère se modifier avec la pratique, soit ils cessent de progresser.

En contrepartie des efforts d'apprentissage intenses à fournir, l'élève sérieux et motivé se rend très vite compte que plus l'attaque reçue est violente, plus la réponse défensive peut être sans effort et néanmoins dévastatrice.

Sachant cela, nous pratiquons lentement non seulement pour des raisons évidentes de sécurité, mais aussi parce que cette lenteur est un facteur de difficulté supplémentaire mettant en avant tous les défauts et erreurs commises par l'élève durant l'exécution de la technique.
En effet, le ou la partenaire de l'élève n'est donc pas là pour chuter sur commande ou pour faire semblant.
Il ou elle est là pour participer à l'enseignement de l'élève 
en attaquant avec la même intention que lors d'une attaque réelle mais à vitesse réduite, afin que l'élève puisse voir les failles dans sa technique et éventuellement les corriger.

Certaines formes de pratique (randori, ou attaques libres) permettent au pratiquant de travailler avec plusieurs assaillants qui l'attaquent simultanément. Cela permet à l'élève de travailler sur d'autres concepts et, en fonction de son niveau d'apprentissage, de tester sa compréhension des principes et concepts de bases en vérifiant si il ou elle est capable d'adapter ses techniques ou d'en créer de nouvelles en fonction des circonstances.

Cette pratique se fait aussi bien à mains nues qu'avec armes car le Daïto-ryu fût l'école des arts martiaux des nobles du clan Takeda et l'étude des armes était donc une nécessité.
Cela inclut l'étude du sabre long, court, du couteau et autres armes blanches, batons longs et courts, etc... afin que le pratiquant puisse se défendre qu'il ou elle soit armé(e) ou non.

 

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