DAITO-RYU AIKIJUJUTSU TAKUMAKAI FRANCE

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Kobudo

Le Daïto-ryu Aïkijujutsu est un Kobudo, une école d'arts martiaux créé avant la chute des Samouraïs de 1868. A cette époque le but de l'apprentissage des arts martiaux n'était pas de se battre mais de survivre.

Traditionnel ne veut pas dire fantaisiste, inefficace ou anachronique. Au contraire, une école traditionnelle n'enseigne que des principes et techniques développés et testés en situation réelles au cours de guerres, troubles sociaux, duels, embuscades, etc..., et c' est au final la connaissance de l'Homme et de ses moyens d'actions glanée au cours des âges qui fait toute la différence et donne tout son sens au mot 'traditionnel'. C'est ce trésor de connaissances que les kobudos transmettent aujourd'hui au grand jour.

Par contraste, ceux qui mentent à leurs élèves ou, pire, se mentent à eux-mêmes en prétendant que leurs écoles sont traditionnels bien qu'elles ne le soient pas font preuves au mieux d'incompétence et d'ignorance, au pire de vice et de bassesse. Ces défauts sont l'antithèse des vertus martiales de base.

L'honnêteté est une condition indispensable de la pratique martiale, car sans elle la pratique est vide de sens et l'élève n'apprend rien de valable.

Ceci est vrai pour tous les kobudos. Ceux-ci ne sont pas des sports car il n'y a pas de règles guarantissant illusoirement la sécurité des pratiquants. Chacun est responsable de sa sécurité et de celle des autres.
Les techniques de Daïto-ryu sont dévastatrices et la sécurité dans la pratique vient du fait que les attaques sont portées lentement et les techniques appliquées de la même manière. Outre les nombreux bénéfices à long terme en terme d'apprentissage, cette lenteur permet à chacun de s'adapter, d'analyser et résoudre ses erreurs rationnellement, de manière à ce qu'il n'y ai pas de surprise durant une pratique dès lors devenue saine et agréable.

Cette lenteur dans la pratique n'est pas un signe de faiblesse car Sokaku Takeda lui-même disait qu'une technique appliquée lentement est beaucoup plus difficile à appliquer et donc beaucoup plus facile à parer, ceci car le partenaire a le temps de réagir et trouver les failles de la défense. Par une pratique lente les erreurs sautent aux yeux et cela permet de corriger ces erreurs avant qu'elles ne deviennent de mauvaises habitudes. Cela permet ainsi à l'élève de progresser plus rapidement à long terme. Impressionner le public en exécutant une technique à toute vitesse avec un partenaire coopératif n'exige aucune maîtrise, à la différence d'exécuter une technique lentement avec un partenaire non-coopératif qui cherche vraiment à vous blesser...

La pratique martiale au sein d'un kobudo peut être douce, rigoureuse, poussée ou extrêmement intense en fonction des aspirations et buts des pratiquants, mais à la différence d'un sport, il n'y a ici pas de règles donnant l'illusion de sécurité ni de compétition avec règles donnant l'illusion de talent.

Les pratiquants apprennent en paires en appliquant et subissant les techniques à tour de rôle. Tout comme dans la vie de tous les jours, c'est en individus responsables que nous pratiquons et chacun devient ainsi conscient que le partenaire d'entraînement n'est pas là pour qu'on en abuse. Cela entraîne une responsabilisation immédiate lors de la pratique et par extension dans la vie de tous les jours.
En cela, une personne faisant preuve de sadisme dans l'exécution de sa technique se verra très rapidement châtiée par son ou sa partenaire et ne retentera pas l'expérience.

Le contrôle de soi est donc primordial non seulement en Daïto-ryu mais aussi dans tous les autres kobudos car il est impossible de contrôler un adversaire si l'on ne se contrôle pas soi-même. Le premier, et dernier, adversaire à vaincre est donc soi-même.

Les bénéfices de ce genre de pratique sont alors doubles puisque être capable de se contrôler est au final le seul et vrai test d'aptitude en société.

 

Un seul mot d'ordre: l'efficacité.

Pas d' ésotérisme pour excuses ou de prétendus secrets pour cacher quelque ignorance. Les enseignements sont solides et adaptables: contrôle et neutralisation de l'attaque sont le pain quotidien des pratiquants.

Les pratiquants apprennent à ne jamais utiliser de force car la force a ses limites et l'on trouvera toujours quelqu'un de plus fort et/ou plus rapide que soi.
Il faut donc recourir à une stratégie différente pour pallier à cette situation. 
Ils utilisent donc ce qui fait la particularité du Daïto-ryu par rapport aux autres arts, l'Aïki.
Ce savoir n' a rien de mystique ou de magique et tout un chacun peut y accéder en étudiant avec nous.

Un enfant, une femme, un homme, une personne âgée ou une personne handicapée doivent être en mesure de se défendre contre un ou plusieurs assaillants plus forts qu'eux, et le Daïto-ryu est né et perdure pour répondre à ce besoin.

Gendaï budo

Les arts martiaux modernes, appelés Gendaï budo, furent créés en période de paix et se caractérisent par des règles et des compétitions les transformant en sport de combat. Dans ce cas, force, rapidité et agilité font la différence. Cette pratique est très bénéfique pour beaucoup car elle aide à focaliser les efforts des pratiquants. Ceux-ci apprennent à dépasser leurs limites dans un environnement théoriquement sain et sécurisé.
Les compétitions permettent quant à elles de goûter à la violence sans en devenir nécessairement victime.
Ainsi, il est courant d'entendre qu'il faille mieux apprendre un sport de combat plutôt qu'un art martial traditionnel pour se défendre, mais en réalité rien n'est moins vrai.

Malgré les idées reçues, "traditionnel" ne veut pas dire inefficace ou démodé, car tout art traditionnel a survécu aux épreuves du temps, des conflits et guerres, pour ne garder que ce qui marche en situation réelle.

Les arts modernes (Judo, Karaté, Aïkido, Kendo...) ont délaissé nombre de ces techniques de self-défense qui n'était pas praticables en milieu sportif et ils ont ainsi vu leur curriculum se réduire, se spécialiser et se rigidifier.

Apprendre un art martial comme le Daïto-ryu c'est profiter de l'expérience de générations entières qui ne se souciaient que de vivre et survivre honorablement dans un environnement autrement plus brutal et dangereux que celui dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Les considérations éthiques font donc naturellement partie intégrante de la pratique puisque nous travaillons sur le contrôle de l'adversaire et sur les moyens de sa destruction seulement si la situation l'oblige. Ce contrôle commence dès que l'on vous prends pour cible, et augmente lorsque l'on vous saisi ou frappe; il ne s'arrête dès lors qu'au moment ou vous le décidez et de la manière que vous décidez.

Beaucoup d'écoles modernes disent être traditionnelles en clamant un héritage souvent des plus douteux, voir inventé de toutes pièces dans les pires cas. Il ne suffit malheureusement pas de porter un hakama et de mélanger des techniques de sports de combats pour être au niveau d'une école traditionnelle. 

Cependant, au delà des considérations éthiques c'est la loi française qui prévaut et le Daïto-ryu se révèle encore une fois parfaitement adapté. Cliquez ici pour accéder à la section Légitime Défense.

 

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